Pourquoi les carrés sont emballés de manière unitaire?

- En premier lieu pour que le produit soit pratique, le carré est en effet destiné à être consommé pendant des activités qui nécessitent d’amener avec soit le minimum de contraintes. Son emballage lui permet d’être glissé dans une poche, dans un petit sac, sans qu’il se fasse remarquer. Il peut y rester stocké le temps qu’il faut pour être consommé au moment opportun. Sans emballage le produit se collerait à des poussières et autre déchets ainsi que des microbes. Il aurait tendance à se déformer.

- Comme précisé au dessus, sans emballage le produit ne répondrait pas aux exigences sanitaires. L’emballage étant hermétique, il le protège de toutes contaminations. Un emballage barrière serait tout de même nécessaire.

- L’emballage permet une meilleure et plus longue conservation du produit sans en altérer les vertus (goûts, textures, et bienfaits). De manière unitaire, l'emballage permet une conservation optimisée pour chaque carré.

 

Pourquoi l’emballage des carrés n'est pas compostable ?

En effet, le plastique est au cœur des accusations de pollution, et il en est de notre responsabilité de minimiser sa consommation inutile et ses impacts. Nous en sommes conscients et nous mettons les moyens qui sont les nôtres pour aller au plus vite dans ce sens. La demande du consommateur pour une alternative est grande, et elle semble être une solution banale et aisée à prendre par le fabricant.  Mais ce n’est malheureusement pas si simple. C’est pour cette raison que nous souhaitons être transparents et détailler nos choix d’emballage.

Les alternatives aux plastiques

L’emballage étant une nécessité pour le concept de notre produit, nous avons cherché les différentes options et nous avons mesuré les avantages et les inconvénients.

Il faut savoir que l’alternative aujourd’hui au plastique est le cellophane dans son nom commun, produit finalement bien connu du grand public, et utilisé depuis des décennies. Mais utiliser un tel produit revient à faire un bond en arrière, en terme de technologie, assez conséquent.  Ce cellophane est fait à base de cellulose extrait de fibre de bois et plus rarement de coton. Des options à base d’amidon de maïs existent aussi et dont les propriétés sont assez similaires.

Dans un premier temps, ce produit industriel à base de cellulose utilise des matières premières qui proviennent la majeure partie du temps d’autres continents ( qui peuvent utiliser des OGM avec les répercussions que cela peut engendrer). Par conséquent, l’empreinte carbone sur l’environnement de la fabrication n’est pas plus neutre versus l’emballage plastique.

Le deuxième point est la tolérance d’adjonction de produits chimiques pour la fabrication du film.  Si l’emballage est traité dans un compost, ces adjuvants suivront le compost et pourront être reversés directement dans la nature. Ce n’est donc pas sans conséquence, et il faudrait pouvoir l’évaluer à long terme.

Il faut noter que ces films sont tout de même plus destinés à un compost industriel qu’à un compost ménager. En France les composts industriels sont rares voire inexistants, ce qui pose aussi le problème de l’intérêt en terme de réduction  et de la valorisation des déchets.

Un autre point à relever est celui de la qualité du film sur sa fonction : Le film compostable est un produit vivant et qui donc se dégrade. Il est moins hermétique également et diminue la durée de vie du produit fini. Le carré serait plus sensible à son environnement, et sa conservation serait mise à l’épreuve.

Les derniers points à noter :

 -Un cycle de vie de stock de film compostable est limité. De par nos débits cela risquerait de créer des déchets jusqu'ici non présents, par des bobines non utilisées et dont les propriétés pourraient être dégradées et non utilisables.

-Une tolérance de l’ensacheuse compromise par un produit moins technique.

-Un coût de la bobine qui se rapproche non pas du double mais du x10, sans compter les pertes de stock de film non utilisé  (une répercussion que nous ne pourrions assumer sans augmenter le prix de vente).

L’atout majeur d’un tel emballage reste de se dire qu’une fois perdu de manière malencontreuse dans la nature, il se dégraderait  (6 mois dans de bonnes conditions), et aurait tout de même un impact moins important sur la quantité de déchets libres. La mauvaise nouvelle est que ce type de film ne se dégrade pas dans l’eau, alors qu’une grande quantité de ces déchets se retrouvent malheureusement dans les rivières, les lacs, la mer et les océans.

Pour finir, la question que pose la démocratisation de ces emballages est :  Est ce que ça ne pousserait pas certains utilisateurs à perdre ‘malencontreusement’ les emballages ?

 Ces alternatives sur le plan de la praticité, de la technicité, du bénéfice final sur l’environnement et son surcoût financier et logistique, ne nous semblent pas une solution suffisamment intéressante. Il faut donc bien observer toutes les allégations marketing que vous pourriez trouver sur certains produits, qui, pour déculpabiliser le consommateur et lui faciliter l’achat,  propose un emballage éco responsable et biodégradable.
 A ce jour notre vision qui serait la plus favorable :

L’idéal serait que ces films alimentaires à base plastique rentrent dans un process de recyclage. Process dont la technique est connue mais non mise en œuvre dans notre nation. C’est pourquoi ces déchets peuvent se retrouver en direction de pays de ‘traitement’ et dont nous perdons la main mise dessus. Nous osons espérer que ce process, et le recyclage en règle générale, soient une valeur ajoutée de notre pays.

Il nous faut militer dans cette direction. Enfin, que tout usager soit responsable en ne jetant pas dans la nature ces emballages qui ont eu leurs fonctions, et si nous en rencontrons de les récupérer.

Un objet ‘éco-responsable’ ne sera jamais plus écologique qu’un usager responsable.

Nous restons bien sûr attentifs et à l’affût de toutes les alternatives qui pourraient se proposer pour une valorisation de nos films, de nos différents emballages et modes de fabrication.  

 

Qu’en est-il de des autres pratiques de l'entreprise ?

Pour les colis les plus volumineux, les papiers bulle et autres accessoires de calage sont récupérés sur des colis de marchandises que nous réceptionnons et stockons. Nous évitons au maximum tous les gaspillages et consommations inutiles.

Nos flyers sont en papier recyclé et recyclable. Pensez à les mettre dans le conteneur à papiers une fois la lecture faite bien sûr. 

Nos suremballages en papier kraft, non blanchis, sont des emballages naturels qui n’ont subi aucun traitement chimique. Ils sont recyclables, pensez à les mettre aussi dans le conteneur à papiers et non emballage. Plusieurs vies les attendent.

 

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